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Lettres

Dans cette rubrique, nous avons choisi de vous présenter six lettres de l'auteur sélectionnées parmi les 354 «Lettres» de J.R.R. Tolkien, éditées par Humphrey Carpenter avec l’assistance de Christopher Tolkien et Douglas Anderson, 1981. (Publié par Christian Bourgois Éditions en 2005.)

Lettres de J.R.R. Tolkien couvre une soixantaine d'années : de 1914 à 1973, quelques jours avant sa disparition, à l’âge de 81 ans. On y lit des lettres adressées par l’auteur à des proches – sa femme, ses quatre enfants, des amis –, à ses éditeurs (Stanley Unwin, puis Rayner Unwin), mais aussi à des journalistes, à des collègues universitaires ou écrivains (comme son ami C.S. Lewis ou le poète W.H. Auden), ainsi qu’à de nombreux lecteurs qui l’interrogent sur son œuvre.

Pour qui veut comprendre J.R.R. Tolkien et sa création, on suggérera ce livre, qui vaut  toutes les biographies, et constitue, au-delà de la vie de J.R.R. Tolkien, une traversée du XXe siècle : depuis la Première Guerre mondiale jusqu’aux dernières décennies du siècle, on découvre un homme dans toute sa complexité, bien loin de l'image d’un écrivain se réfugiant dans l’imaginaire, l’opposé d’un philologue coupé du monde.

Les Lettres offrent un éclairage unique… (lire la suite)

  • Lettres ~ Présentation

    Dans cette rubrique, nous avons choisi de vous présenter six lettres de l'auteur sélectionnées parmi les 354 Lettres de J.R.R. Tolkien, éditées par Humphrey Carpenter avec l’assistance de Christopher Tolkien et Douglas A. Anderson, en 1981. (Publié par Christian Bourgois éditions en 2005)

  • Lettre à Christopher Tolkien

    « Je suis tellement content que tu trouves L’Anneau toujours aussi bon et que (apparemment) il parvienne à faire ce qui est difficile dans un long récit : maintenir une différence de qualité et d’atmosphère entre les événements qui pourraient sinon devenir facilement "routiniers" ».

  • Lettre à Milton Waldman

    « Une morale évidente de l’ensemble de ce récit (après le symbolisme premier de l’Anneau comme désir du pouvoir absolu, qui cherche à s’accomplir par la force physique et la machine et donc, inévitablement, par les mensonges) est la suivante : que sans le sublime et le noble, le simple et le commun est totalement médiocre ; et que sans le simple et l’ordinaire, le noble et l’héroïque n’ont aucun sens. »

  • Lettre à W.H. Auden

    Le célèbre poète W.H. Auden, qui avait fait paraître une critique de La Communauté de l’Anneau dans la New York Times Book Review et dans Encounter, avait reçu les épreuves du troisième volume, Le Retour du Roi. Il écrivit à Tolkien en avril 1955 pour lui poser diverses questions suscitées par sa lecture...

  • Lettre à Rhona Beare

    « Il faut se rappeler que mythiquement ces récits sont elfo-centriques, non anthropocentriques, et que les Hommes n’y apparaissent qu’à un moment qui doit être bien postérieur à leur Venue. Il s’agit donc ici d’une conception “elfique”, qui n’a pas nécessairement quelque chose à dire pour ou contre les croyances comme celle des chrétiens selon laquelle la “mort” ne fait pas partie de la nature humaine mais est une punition du péché (la rébellion), une conséquence de la “Chute”. »

  • Lettres à Michael Tolkien

    « Depuis ma majorité et la fin de nos 3 ans de séparation, nous avions partagé toutes les joies et les chagrins, et toutes nos opinions (en accord ou non), au point que je me prends encore souvent à penser “Je dois en parler à E[dith]” – et puis soudain je me sens comme un naufragé rejeté sur une île nue sous un ciel indifférent, après la disparition d’un grand navire. »


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